Il suffit parfois d’une odeur.
Le parfum d’un plat, l’air d’une plage, les premières notes d’une chanson…
Et vous voilà des années en arrière, dans une scène intacte, avec ses couleurs et ses émotions. Vous avez sûrement la vôtre.
Pourquoi ces souvenirs-là résistent-ils au temps, alors qu’on oublie parfois une leçon apprise par cœur trois jours plus tôt ?
Parce que notre cerveau ne garde pas tout de la même façon. Il trie. Et ce qu’il garde en priorité, c’est ce qui passe par les sens et par l’émotion. Ce qu’on a seulement lu reste souvent fragile. Mais ce qu’on a senti, entendu, touché, et surtout ressenti, s’installe beaucoup plus profondément.
L’émotion finalement c’est un peu la colle de la mémoire.
Et ce n’est pas qu’une jolie formule. C’est la façon dont on est faits. Nos souvenirs les plus tenaces sont sensoriels et émotionnels, et beaucoup viennent de l’enfance, quand tout était neuf et vécu à pleine intensité.
Pour apprendre une langue, c’est exactement pareil.
Un mot répété sur une fiche s’évapore souvent aussi vite qu’il est arrivé. Mais un mot chanté, joué, associé à un vrai moment de complicité, celui-là reste. Les chercheurs parlent de « filtre affectif » : quand un enfant se sent en sécurité et prend du plaisir, la langue passe. Quand il se sent stressé ou jugé, une barrière invisible se lève et bloque presque tout, même s’il a « bien travaillé ».
Voilà pourquoi, avec les jeunes enfants, ce qu’ils ressentent pèse autant, parfois plus, que ce qu’on leur montre.
Et pourtant ! Une séance qui a l’air simple et joyeuse de l’extérieur est en réalité le fruit d’une vraie réflexion et d’intentions précises, d’observation et de préparation, où rien n’est laissé au hasard.
Chaque chanson, chaque histoire, chaque petit rituel est sélectionné, parfois conçu, entre autres, en fonction de l’âge de l’enfant, de ce qu’il vit vraiment à la maison, de ce qui le fait vibrer. Et surtout, ce qui est découvert une fois revient plus tard, ailleurs, autrement, dans un nouveau contexte, jusqu’à ce que ça prenne racine. C’est cette reprise patiente, ajustée à chaque enfant, qui transforme un mot entendu en un mot qui lui appartient pour de bon.
C’est ainsi que la compréhension et la confiance grandissent, tout doucement, bien avant la première phrase à voix haute.
Voilà le cœur de ce que je fais. Et j’ai préparé quelque chose de nouveau autour de cette idée, pour aider les familles à faire vivre l’anglais à la maison, quel que soit leur niveau.
Je vous en dis plus très bientôt.
Si vous voulez être parmi les premières informées, vous êtes déjà au bon endroit.